Projets en cours


DéStresse et Progresse, un outil sur le stress pour les adolescents

Projet commun du laboratoire de Dre Sonia Lupien

Au moment du passage de l’école primaire vers le secondaire, tous les enfants vivent une élévation importante de leurs niveaux d’hormones de stress et ce, peu importe leur niveau socio-économique. Au Centre d’études sur le stress humain, nous avons donc décidé de créer un programme visant à donner aux enfants les moyens de reconnaître et négocier leur stress au quotidien. Ce programme « Déstresse et Progresse » a été administré auprès de plus de 500 enfants montréalais. Des mesures psychologiques, cognitives et physiologiques ont été collectées avant et après l’administration du programme. Les analyses de l’impact du programme sont présentement en cours.

Sécrétion de cortisol chez les gens souffrant de troubles cognitifs légers

Geneviève Arsenault-Lapierre, M.Sc.
Candidate au doctorat

Mon projet de doctorat porte sur la sécrétion de cortisol chez les personnes atteintes de troubles cognitifs légers. Ces personnes sont à risque de développer la maladie d’Alzheimer (MA) et montrent de légères pertes de mémoire, sans pour autant répondre aux critères de diagnostic clinique de la MA. D’ailleurs, parmi ce groupe, seulement un certain nombre développera la maladie d'Alzheimer. Il devient alors intéressant de pouvoir prédire qui progressera, afin de mieux se parer aux éventualités. Le cortisol pourra-t-il nous aider à prédire la maladie ?

Étude psychoneuroendocrinienne sur le stress et l’orientation sexuelle

Robert-Paul Juster, M.Sc.
Candidat au doctorat

Le stress chronique change notre fonctionnement biologique et cela peut être détecté en utilisant un indice de la charge allostatique qui est dérivé de plusieurs systèmes (ex. : neuroendocrinien, immunitaire/inflammatoire, métabolique, cardio-vasculaire, reproducteur). Dans le cadre de mon doctorat, nous explorons la charge allostatique parmi le spectre d’orientations sexuelles dans une étude multidisciplinaire et unique. Dans la deuxième étude, nous investiguerons la charge allostatique de manière plus large chez des travailleurs de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine. Ces études nous permettront de mieux comprendre les interactions entre le sexe, les rôles de genre, les niveaux d’hormones sexuelles, l’orientation sexuelle et la manière dont ces différents concepts sont associés à la charge allostatique et aux maladies liées au stress.


Modulation de l'amplitude et de la nature des mémoires neutres et émotionnelles consolidées : Rôle du stress et des hormones de stress

Marie-France Marin, M.Sc.
Candidate au doctorat

Le stress et les hormones de stress ont un impact sur la formation de nouveaux souvenirs. Lors du rappel d’un souvenir, la trace de mémoire est instable et devient sujette aux modifications. Le présent projet de recherche vise à comprendre comment la modulation des hormones de stress, au moment du rappel d’un souvenir, peut changer l’amplitude et la nature de souvenirs neutres et émotifs.

Toxines environnementales et perturbation du comportement des enfants Inuits

Pierrich Plusquellec, Ph. D.
Co-directeur du Centre d’études sur le stress humain

Au Québec, plomb et BPCs ont contaminé la chaîne alimentaire et se retrouvent maintenant dans le sang des habitants du Nunavik à des niveaux 2 à 3 fois plus élevés que dans le Sud du Québec. Nous avons pu montrer que l’exposition au plomb pendant la grossesse, et ce, même à des niveaux en dessous de la limite recommandée par Santé Canada, était associée à une diminution de l’attention chez les enfants âgés d'un an. Récemment, le suivi de cette cohorte nous a permis de montrer que non seulement le plomb était toujours associé à l’attention, mais aussi à l’impulsivité, et que l’exposition prénatale aux BPCs était liée à une moindre expression des émotions chez les enfants de 5 ans. Les analyses actuelles portent sur une cohorte d’enfants du Nunavik âgés de 10 ans.


Toxines environnementales et perturbation du système du stress

Pierrich Plusquellec, Ph. D.
Co-directeur du Centre d’études sur le stress humain

Nous sommes tous exposés aux toxines environnementales. Parmi les plus courantes, nous retrouvons : le plomb, les BPCs et le mercure. La plupart de ces substances chimiques sont des perturbateurs endocriniens. Nous menons une étude visant à mettre en évidence le lien entre l’exposition que les personnes ont eu au cours de leur vie à ces différentes toxines environnementales et le fonctionnement de leur système de stress.

Dominance sociale et cortisol chez les jeunes enfants

Pierrich Plusquellec, Ph. D.
Co-directeur du Centre d’études sur le stress humain

Très tôt au cours du développement, nous avons à interagir avec les autres. Cette interaction prend souvent la forme d’une compétition pour un jouet ou tout autre objet convoités. Le contrôle de la ressource et les hormones du stress ont souvent été associés dans la littérature scientifique, avec deux hypothèses opposées. D’abord, le stress du dominant semble exister surtout chez les espèces qui ont des hiérarchies instables. Dans ce cas, les dominants ont à garder un état constant de vigilance pour être capable de réagir à la moindre menace touchant leur position sociale. Le stress du dominé quant à lui se caractériserait par une augmentation des hormones de stress chez les individus les plus bas dans la hiérarchie, ceux-ci étant le plus fréquemment « opprimés ». Notre étude s’est donc orientée vers les possibles associations entre les niveaux d’hormones du stress et le contrôle de la ressource chez les jeunes enfants.

Stress, mémoire et volume hippocampique chez le jeune adulte et la personne âgée

Shireen Sindi, M.Sc.
Candidate au doctorat

Le but de cette étude est d’évaluer si les effets négatifs du stress sur la mémoire humaine sont associés à la grosseur de l’hippocampe, une petite région du cerveau impliquée dans l’apprentissage et la mémoire. Des études récentes montrent que les gens diffèrent entre eux quant au volume de leur hippocampe et il est suggéré que ces différences de volume hippocampique peuvent expliquer la manière dont les hormones de stress affectent l’apprentissage et la mémoire.

Par conséquent, le but de ce projet de recherche est de mesurer le volume de l’hippocampe en utilisant une image de cerveau obtenue au moyen de l’imagerie par résonance magnétique (IRM) et d’associer ce volume aux niveaux d’hormones de stress qui circulent dans le corps ainsi qu’à la performance sur différents tests de mémoire. Cette étude pourrait nous aider à obtenir des données concernant les problèmes d’apprentissage et de mémoire chez les humains.


Stress, âge de ménarche et symptomatologie dépressive

Lyane Trépanier, B.A.
Candidate à la maîtrise

La littérature scientifique a démontré que le stress chronique vécu au cours de l’enfance peut mener à des niveaux élevés d’hormones de stress à l’âge adulte. Des niveaux élevés d’hormones de stress pour une longue période de temps semblent être associés à une augmentation de l’humeur dépressive. Mon projet de recherche s’intéresse à l’association entre les niveaux d’hormone de stress (cortisol salivaire), les vulnérabilités psychologiques (symptomatologie dépressive) et comment ces variables sont liées à l’âge de ménarche. Cette étude fait partie d’un plus grand projet de recherche appelé DéStresse et Progresse.  


Les victimes silencieuses : le stigma entourant la personne ayant un problème de santé mentale et les effets du stress sur le(la) conjoint(e) et leurs enfants

Nathalie Wan, M.A.
Coordonnatrice de recherche

Le but principal de cette étude est de déterminer si le stigma associé aux problèmes de santé mentale contribue significativement à créer un stress chronique chez le(la) conjoint(e) et les enfants de la personne atteinte de maladie mentale. De plus, cette étude vise à comprendre la contribution unique et commune du stigma et de l’environnement familial sur les marqueurs physiologiques et psychologiques du stress chronique chez les aidants naturels et les enfants des individus ayant un problème de santé mentale.

 


Chaire sur la santé mentale Femmes/Hommes Centre de recherche Fernand-Seguin de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine – site web