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Hommes et femmes : Pareils, pas pareils?


Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus…

Mais qu’en est-il lorsqu’on parle de santé mentale? Y a-t-il des différences?

Voici un petit questionnaire pour tester vos connaissances sur les différences entre les hommes et les femmes par rapport à la santé mentale. 

1. Pour qui les symptômes de problèmes de santé mentale sont-ils sous-estimés lors d'une consultation médicale?

  • Bonne réponse!

    Les femmes sont sur-diagnostiquées tandis que les hommes sont sous-diagnostiqués quand il s’agit de maladie mentale. Plusieurs facteurs expliquent ces phénomènes. Premièrement, les femmes sont plus enclines à aller chercher de l’aide en cas de détresse psychologique. De plus, il est mieux vu qu’une femme demande de l’aide à un professionnel en santé mentale qu’un homme. Aussi, les stéréotypes que les femmes ont tendance à être plus malades et que les hommes sont en contrôle de leur vie, contribuent aux biais entre les sexes. Donc, en tant que proche ou professionnel de la santé, il faut garder l’œil ouvert parce que souvent, les femmes rapportent plus de symptômes psychologiques (déprime, pleurs) alors que les hommes ont davantage tendance à rapporter des symptômes physiques (maux de ventre, problèmes de sommeil).

  • La bonne réponse : HOMMES

    Les femmes sont sur-diagnostiquées tandis que les hommes sont sous-diagnostiqués quand il s’agit de maladie mentale. Plusieurs facteurs expliquent ces phénomènes. Premièrement, les femmes sont plus enclines à aller chercher de l’aide en cas de détresse psychologique. De plus, il est mieux vu qu’une femme demande de l’aide à un professionnel en santé mentale qu’un homme. Aussi, les stéréotypes que les femmes ont tendance à être plus malades et que les hommes sont en contrôle de leur vie, contribuent aux biais entre les sexes. Donc, en tant que proche ou professionnel de la santé, il faut garder l’œil ouvert parce que souvent, les femmes rapportent plus de symptômes psychologiques (déprime, pleurs) alors que les hommes ont davantage tendance à rapporter des symptômes physiques (maux de ventre, problèmes de sommeil).

2. Pour qui la majorité des médicaments antipsychotiques sont-ils prescrits?

  • La bonne réponse : FEMME  

    Les facteurs mentionnés à la question no1 influencent le diagnostic et, par conséquent, la prise de médicaments. C'est pourquoi, la majorité des prescriptions de médicaments antipsychotiques sont destinées aux femmes. Ainsi, les femmes sont plus à risque d’abuser de cette médication et de développer une dépendance.

  • Bonne réponse!

    Les facteurs mentionnés à la question no1 influencent le diagnostic et, par conséquent, la prise de médicaments. C'est pourquoi, la majorité des prescriptions de médicaments antipsychotiques sont destinées aux femmes. Ainsi, les femmes sont plus à risque d’abuser de cette médication et de développer une dépendance.

3. Suite à l’exposition à un événement traumatisant, qui est le plus à risque de développer un état de stress post-traumatique?

  • La bonne réponse : FEMME

    Contrairement à ce que l’on peut penser, les femmes sont plus à risque de développer un trouble de stress post-traumatique suite à l’exposition à un événement traumatisant comparativement aux hommes.

    Il est vrai que les hommes sont plus exposés que les femmes à des évènements traumatiques, mais la vulnérabilité suite à l’exposition est plus importante chez la femme.

  • Bonne réponse!

    Contrairement à ce que l’on peut penser, les femmes sont plus à risque de développer un trouble de stress post-traumatique suite à l’exposition à un événement traumatisant comparativement aux hommes.

    Il est vrai que les hommes sont plus exposés que les femmes à des évènements traumatiques, mais la vulnérabilité suite à l’exposition est plus importante chez la femme.

4. Qui est le plus à risque de faire une tentative de suicide?

  • Bonne réponse!

    Dans les faits, il y a plus de suicides commis par les hommes que par les femmes. Par contre, les femmes font plus de tentatives de suicide que les hommes. Les femmes utilisent souvent des méthodes moins radicales que les hommes.

    On entend souvent parler des statistiques comme quoi les hommes ont le plus haut taux de suicide. Évidemment, il faut s’attarder à ce fléau social, mais il ne faut pas négliger la détresse vécue par les femmes, qui se reflète par le  haut taux de tentatives suicidaires.

  • Bonne réponse!

    Dans les faits, il y a plus de suicides commis par les hommes que par les femmes. Par contre, les femmes font plus de tentatives de suicide que les hommes. Les femmes utilisent souvent des méthodes moins radicales que les hommes.

    On entend souvent parler des statistiques comme quoi les hommes ont le plus haut taux de suicide. Évidemment, il faut s’attarder à ce fléau social, mais il ne faut pas négliger la détresse vécue par les femmes, qui se reflète par le  haut taux de tentatives suicidaires.

5. Qui est le plus susceptible de souffrir de la maladie d’Alzheimer?

  • La bonne réponse : FEMME

    En effet, les femmes sont deux fois plus à risque parce que, contrairement aux hommes, elles cessent de produire des estrogènes durant une période de leur vie, c’est-à-dire la ménopause. Or, les estrogènes ont un effet protecteur connu sur le cerveau et ce serait leur retrait qui provoquerait une plus grande vulnérabilité chez la femme face à la dégénérescence des régions du cerveau associées à la maladie d’Alzheimer.

  • Bonne réponse!

    En effet, les femmes sont deux fois plus à risque parce que, contrairement aux hommes, elles cessent de produire des estrogènes durant une période de leur vie, c’est-à-dire la ménopause. Or, les estrogènes ont un effet protecteur connu sur le cerveau et ce serait leur retrait qui provoquerait une plus grande vulnérabilité chez la femme face à la dégénérescence des régions du cerveau associées à la maladie d’Alzheimer.

6. Qui utilise davantage les services de santé mentale?

  • La bonne réponse : FEMMES

    Les femmes sont environ trois fois plus susceptibles que les hommes d'utiliser les services en santé mentale. Toutefois, cette inégalité entre hommes et femmes diminue considérablement chez les personnes qui sont moins « ancrées » dans la société.
    L'ancrage social correspond aux rôles sociaux qu'une personne occupe dans la société, par exemple être un parent, un conjoint, un travailleur. Ces différents rôles que nous occupons dans la société nous exposent à différentes normes, réalités et valeurs. Donc, nous allons considérer qu'une personne est moins ancrée socialement si, par exemple, elle est aux études, célibataire et sans enfant. Dans ce cas, qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme, ils sont autant susceptibles d’utiliser des services en santé mentale. Par contre, dans le cas d'un couple marié, occupant de bons emplois et parents de deux enfants, la femme devient plus susceptible d’utiliser les services en santé mentale que l'homme.

  • Bonne réponse!

    Les femmes sont environ trois fois plus susceptibles que les hommes d'utiliser les services en santé mentale. Toutefois, cette inégalité entre hommes et femmes diminue considérablement chez les personnes qui sont moins « ancrées » dans la société.
    L'ancrage social correspond aux rôles sociaux qu'une personne occupe dans la société, par exemple être un parent, un conjoint, un travailleur. Ces différents rôles que nous occupons dans la société nous exposent à différentes normes, réalités et valeurs. Donc, nous allons considérer qu'une personne est moins ancrée socialement si, par exemple, elle est aux études, célibataire et sans enfant. Dans ce cas, qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme, ils sont autant susceptibles d’utiliser des services en santé mentale. Par contre, dans le cas d'un couple marié, occupant de bons emplois et parents de deux enfants, la femme devient plus susceptible d’utiliser les services en santé mentale que l'homme.

7. Qui a le plus de préjugés envers les personnes souffrant de dépression?

  • Bonne réponse!

    Les hommes auraient une attitude plus stigmatisante que les femmes envers les personnes souffrant de dépression.
    Une étude canadienne réalisée auprès de 3 047 personnes indique que plus de 45% des participants considèrent que les personnes atteintes de dépression sont imprévisibles et que plus de 20% rapportent que ces personnes sont dangereuses. Il y a encore trop de préjugés par rapport à la dépression et à la maladie mentale. Il faut tous contribuer à enrayer ces fausses conceptions. Cela peut toucher l'un de vos proches ou même vous.

  • La bonne réponse : HOMMES

    Les hommes auraient une attitude plus stigmatisante que les femmes envers les personnes souffrant de dépression.

    Une étude canadienne réalisée auprès de 3 047 personnes indique que plus de 45% des participants considèrent que les personnes atteintes de dépression sont imprévisibles et que plus de 20% rapportent que ces personnes sont dangereuses. Il y a encore trop de préjugés par rapport à la dépression et à la maladie mentale. Il faut tous contribuer à enrayer ces fausses conceptions. Cela peut toucher l'un de vos proches ou même vous.

8. Qui ressent un plus haut taux de stress au travail?

  • La bonne réponse : FEMME

    De façon générale, les femmes rapportent plus de stress au travail que les hommes. De plus, les hommes récupèrent plus facilement que les femmes après le travail. Néanmoins, selon une récente étude, les hommes canadiens sont plus à risque de développer une dépression majeure que les femmes, si dans leur milieu de travail, ils ont des exigences élevées et une faible marge de manœuvre, donc peu de contrôle.

  • Bonne réponse!

    De façon générale, les femmes rapportent plus de stress au travail que les hommes. De plus, les hommes récupèrent plus facilement que les femmes après le travail. Néanmoins, selon une récente étude, les hommes canadiens sont plus à risque de développer une dépression majeure que les femmes, si dans leur milieu de travail, ils ont des exigences élevées et une faible marge de manœuvre, donc peu de contrôle.

9. Qui est le plus à risque de développer la schizophrénie?

  • Réponse : ÉGALITÉ

    Autant les hommes que les femmes sont à risque de développer la schizophrénie. Cependant, il existe des différences entre les sexes, spécifiquement au niveau de l’âge de l'apparition des premiers symptômes. Ceux-ci se manifestent habituellement 3 à 4 ans plus tard chez les femmes. En général, la période de la première apparition des symptômes est autour de la fin adolescence/début âge adulte. À ce moment, plus d’hommes que de femmes auront un diagnostic de schizophrénie. Fait intéressant, les femmes deviennent plus à risque de développer cette maladie après la ménopause.

  • Réponse : ÉGALITÉ

    Autant les hommes que les femmes sont à risque de développer la schizophrénie. Cependant, il existe des différences entre les sexes, spécifiquement au niveau de l’âge de l'apparition des premiers symptômes. Ceux-ci se manifestent habituellement 3 à 4 ans plus tard chez les femmes. En général, la période de la première apparition des symptômes est autour de la fin adolescence/début âge adulte. À ce moment, plus d’hommes que de femmes auront un diagnostic de schizophrénie. Fait intéressant, les femmes deviennent plus à risque de développer cette maladie après la ménopause.

10. Qui est le plus à risque de souffrir d'un trouble obsessif-compulsif?

  • Réponse : ÉGALITÉ

    Le trouble obsessif-compulsif et la phobie sociale sont les seuls troubles anxieux qui ont la même prévalence chez les hommes et les femmes. Néanmoins, il y a tout de même des différences et c’est par rapport au type de comportement compulsif. Chez les femmes, c'est le lavage compulsif qui prédomine (ménage, lessive, laver les planchers, etc.). La compulsion la plus répandue chez les hommes est plutôt exprimée par des rituels de contrôle (compter jusqu'à mille sinon quelqu'un va mourir, compter continuellement les dalles dans une pièce de la maison, etc.).

    Pour ce qui est des autres troubles anxieux (par exemple, phobies spécifiques, troubles paniques, trouble anxieux généralisé), ils sont toujours plus prévalents chez les femmes, allant jusqu'à un ratio de 4:1 pour certains troubles.

    Les obsessions sont des pensées ou des images intrusives qui surgissent à répétition et qui sont difficiles à chasser de l'esprit. Les obsessions peuvent générer beaucoup de détresse, de peur, de malaises ou de dégoût. Pour essayer de se débarrasser des obsessions, la personne se sent obligée d'accomplir des gestes répétitifs appelés compulsions.

  • Réponse : ÉGALITÉ

    Le trouble obsessif-compulsif et la phobie sociale sont les seuls troubles anxieux qui ont la même prévalence chez les hommes et les femmes. Néanmoins, il y a tout de même des différences et c’est par rapport au type de comportement compulsif. Chez les femmes, c'est le lavage compulsif qui prédomine (ménage, lessive, laver les planchers, etc.). La compulsion la plus répandue chez les hommes est plutôt exprimée par des rituels de contrôle (compter jusqu'à mille sinon quelqu'un va mourir, compter continuellement les dalles dans une pièce de la maison, etc.).

    Pour ce qui est des autres troubles anxieux (par exemple, phobies spécifiques, troubles paniques, trouble anxieux généralisé), ils sont toujours plus prévalents chez les femmes, allant jusqu'à un ratio de 4:1 pour certains troubles.

    Les obsessions sont des pensées ou des images intrusives qui surgissent à répétition et qui sont difficiles à chasser de l'esprit. Les obsessions peuvent générer beaucoup de détresse, de peur, de malaises ou de dégoût. Pour essayer de se débarrasser des obsessions, la personne se sent obligée d'accomplir des gestes répétitifs appelés compulsions.


Chaire sur la santé mentale Femmes/Hommes Centre de recherche Fernand-Seguin de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine – site web