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Une recherche menée par l’Université du Nouveau Mexique suggère que les désastres naturels, comme l’ouragan Katrina, modifient la physiologie du stress ainsi que le comportement et ce, deux mois après le désastre. Comparativement au groupe témoin sans traumatisme, les réfugiés adolescents montraient des niveaux plus bas de cortisol, une importante hormone de stress, ainsi que des niveaux légèrement plus élevés d’alpha-amylase, un nouveau bio-marqueur de stress lié à la réponse «fuite-combat-immobilité». De plus, des différences de sexe ont été observées chez le groupe exposé à l’événement traumatisant: chez les femmes, la confiance en soi était plus faible alors que l’aptitude d’internalisation (par ex., les fluctuations de l’humeur) était plus élevée. Par contre, chez les hommes, l’agressivité était plus faible. Ces différences entre les sexes représentent une différentiation évolutionnaire des comportements destinés à faciliter l’adaptation à un événement traumatique dans des contextes sociaux bouleversants.  Plus spécifiquement, les différences sexuelles dans l’expression sociale de la détresse sont destinées à maximiser la mobilisation des ressources afin d’optimiser la bonne gestion de la situation chez l’individu.

Titre : Sex differences in salivary cortisol, alpha-amylase, and psychological functioning following Hurricane Katrina.

Auteurs : Jacob M. Vigil, Douglas A. Granger, David C. Geary, Mark V. Flinn

Journal : Child Development, Juillet/Aout 2010, Vol. 81, pp. 1228-1240.

Source : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21298099