Et ses effets sur la santé


Par rapport au cortisol et aux manifestations comportementales, en quoi l’épuisement professionnel est-il différent de la dépression?

Au niveau psychologique, les symptômes de l’épuisement professionnel et de la dépression sont très similaires. Par exemple, il peut y avoir des changements dans l’appétit et le sommeil, un sentiment de fatigue, de vide et/ou de désespoir ainsi qu’une faible estime de soi, autant pour l’épuisement professionnel que pour la dépression. Par contre, il y a trois symptômes spécifiques à l’épuisement professionnel : (1) la fatigue émotionnelle (2) la dépersonnalisation ou le  cynisme et (3) la dévalorisation ou diminution du sentiment d’accomplissement. Par contre, au niveau biologique, il existe certaines différences. Dans le cas de la dépression, on observe souvent des niveaux très élevés de l’hormone de stress cortisol, alors ceux-ci sont généralement très bas dans le cas de l’épuisement professionnel. Il s’agit d’une différence importante, puisque les antidépresseurs diminuent les niveaux de cortisol, les rendant ainsi potentiellement inefficaces pour les personnes souffrant d’épuisement professionnel.

Pourquoi certaines personnes maigrissent-elles à cause du stress?

Alors que la majorité des gens ont tendance à prendre du poids en situation de stress, d'autres ont tendance à en perdre. La prise de poids est causée par une augmentation de l’appétit causée par la réponse de stress, ce qui augmente le niveau d’énergie (si on ingère des calories suite au signal de faim de l’organisme). À l’opposé, le stress peut être associé à une perte de poids dû à une augmentation de l’activité physique et un plus grand métabolisme, ce qui entraîne une perte de calorie.

 

Est-ce que le stress est associé au Syndrôme du Colon Irritable (SCI)?

Oui. Le stress peut provoquer et même augmenter les symptômes du SCI.

Quels sont les effets du stress sur le cholestérol?

Le cortisol, une hormone de stress, augmente le « mauvais » cholestérol et réduit le « bon » cholestérol. Il est aussi intéressant de noter que le cortisol, dans sa forme moléculaire de base, est fait de cholestérol!

Le stress est-il nécessaire à la vie?

Oui. La réponse de stress est nécessaire à la survie. De plus, les hormones eu stress sont essentielles pour plusieurs fonctions métaboliques et activités quotidiennes comme manger et se réveiller!

Le stress est-il mauvais pour le cœur?

Oui. Le stress chronique est associé à une augmentation de la pression artérielle et augmente les chances de développer des maladies cardiovasculaires.

Visitez la section Stress aigu vs. Chronique pour en connaître davantage sur le sujet.

Est-ce que les femmes sont plus à risque de souffrir de maladies reliées au stress comme la dépressi

Oui. Il y a plus de femmes qui souffrent de dépression que d’hommes. Cependant, la différence entre les hommes et les femmes n’apparaît qu’après la puberté, ce qui suggère le rôle important des hormones sexuelles.

Le stress chronique est-il mauvais pour la santé?

Oui. Le stress chronique entraîne certaines maladies s’il est combiné à d’autres facteurs de vulnérabilité comme les problèmes cardiaques, les problèmes respiratoires et les risques génétiques. Voir Stress aigu vs. Chronique 1.2.3 pour plus de détails.

Existe-t-il un lien entre un excès de stress et la maladie d'Alzheimer?

Un taux élevé et régularisé de cortisol, une hormone du stress, peut accroître les risques d'Alzheimer. De nombreux patients atteints d'Alzheimer montrent un taux élevé de cortisol comparativement à d'autres populations adultes non atteintes de la maladie. De plus, le cortisol aurait un effet toxique sur l'hippocampe, une région du cerveau impliquée dans la mémoire et qui est la première à rétrécir avec l’apparition de la maladie d’Alzheimer.

Y a-t-il un lien entre le stress et la consommation de drogues/alcool?

Les individus qui se sentent plus stressés sont généralement plus susceptibles de consommer des drogues et de l’alcool afin de gérer leur stress. De plus, les drogues et l’alcool jouent un rôle sur le système de récompense du cerveau afin d’indure un sentiment de plaisir et d’euphorie. Le problème qui se pose est que ces sentiments ont un impact relativement court et que la personne aura une envie grandissante pour la substance. Ajoutée à d’autres facteurs négatifs, comme des dettes, des problèmes familiaux ou un échec professionnel dans la vie de cette personne, la consommation de drogues et d’alcool atteint un point ou elle peut devenir elle-même un stresseur.


Chaire sur la santé mentale Femmes/Hommes Centre de recherche Fernand-Seguin de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine – site web