Gros plan sur… le stress chronique
Les fonctions cardiaques et le sel
L’hormone du stress, le cortisol, nous aide à maintenir l’équilibre
entre le sel et l’eau contenus dans notre corps. Il s’agit d’une
fonction primordiale parce que trop ou pas assez de sel nuit, entre
autres, au fonctionnement normal du muscle cardiaque. Les courants
électriques qui génèrent nos battements cardiaques dépendent de ces
niveaux de sel (sodium).
Vous savez peut-être que votre sueur a un goût salé. C’est parce
qu’on perd du sel lorsqu’on sue. C’est aussi pour cette raison que le
Gatorade® contient du sel. Si vos niveaux de sodium sont insuffisants,
le cortisol stimule votre appétit pour du salé.
Ex: Il n’y a rien de tel qu’une bonne pizza après une journée de déménagement!
Les fonctions cardiovasculaires et l’eau
Notre organisme est majoritairement constitué d’eau : à 55% chez les
femmes et 65% chez les hommes. Le sang contient beaucoup d’eau (c’est
pour cette raison qu’il est si fluide) et l’eau constitue la majeure
partie du volume sanguin.
Le volume sanguin est directement relié à la pression sanguine. Plus
le volume sanguin est élevé, plus la pression sanguine est élevée. Donc,
s’il y a plus d’eau dans le sang, le cœur travaille plus fort. C’est
pour cette raison que l’on prescrit des diurétiques pour contrôler la
pression sanguine et réduire la quantité d’eau dans l’organisme. Moins
d’eau signifie moins de pression sanguine.
Si les niveaux d’hormones du stress de tous les jours sont élevés,
alors le délicat équilibre entre le sel et l’eau qui sert à maintenir
l’activité normale de notre cœur peut être détruit. À long terme, cela
peut entraîner des troubles cardiovasculaires.
Cholestérol
Le stress peut aussi mener à des niveaux élevés de cholestérol.
L’exposition répétée au stress entraîne des habitudes de vie malsaines.
Ex.: Manger plus de gras saturés, prendre du poids, fumer et boire de l’alcool plus souvent et réduire son activité physique.
Ces habitudes de vie augmentent les niveaux de lipoprotéines de
petite densité (LDL) ou le mauvais cholestérol. Elles diminuent aussi
les niveaux de lipoprotéines de grande densité (HDL) ou le bon
cholestérol. Par contre, ces habitudes de vie ne sont pas les uniques
responsables d’un taux de mauvais cholestérol élevé.
À Retenir
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L'un des problèmes dû à notre société est que nous n’utilisons pas
toute l’énergie que nous ingérons. Aux temps de la chasse aux mammouths,
nous devions courir et donc, nous dépensions toute cette énergie. Mais
aujourd’hui, notre système de réponse au stress sécrète des hormones de
stress lorsque nous sommes pris dans une circulation trop dense ou assis
devant notre ordinateur au travail.
Pourquoi utiliser l'exemple de la chasse aux mammouths?
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Le cortisol est synthétisé (ou fabriqué) à partir du cholestérol.
Donc, lorsque l’on fait face à un stress chronique, on a besoin de plus
de cortisol et, par conséquent, plus de cholestérol. Tout le cholestérol
n’est pas transformé en cortisol. Les gens qui sont à risque de faire
plus de mauvais cholestérol (à cause d'un historique familiale chargé),
qui ont des habitudes de vie malsaines et qui sont stressés de façon
chronique, sont plus à risque de développer des problèmes de santé.
Diabète de Type II et la résistance à l’insuline
L’insuline est une hormone qui transporte un message différent aux
cellules de l’organisme. Elle leur dit d’absorber le sucre contenu dans
le sang pour l’emmagasiner comme source d’énergie.
Pour recevoir ce message, les cellules doivent avoir la bonne serrure
ou le bon récepteur. Dans le diabète de type II, le message transporté
par l’insuline n’est pas décodé par les récepteurs et les niveaux de
sucre sanguin restent élevés. La serrure est brisée!
Normalement, lorsque le niveau de cortisol s’élève, la sécrétion
d’insuline s’arrête, parce que nous avons besoin de toute l’énergie
disponible dans l’organisme. Les sucres nourrissent nos muscles et notre
cerveau. Lorsque le niveau d’insuline est bas, le niveau de sucre
sanguin demeure donc élevé pour soutenir l’activité de notre organisme.
En plus, notre système de réponse au stress s’assure que toute
l’activité de l’insuline cesse. Les hormones du stress font en sorte que
les cellules ne décodent pas le message de l’insuline.
Donc, si nous sommes chroniquement stressés, le niveau d’insuline
demeure bas et le niveau de sucre sanguin demeure élevé. Nos cellules
deviennent de plus en plus résistantes ou sourdes au message de
l’insuline, d’où le risque de développer une résistance à l’insuline et
un diabète de Type II.
Obésité abdominale
La première fonction du cortisol est de maintenir l’équilibre de nos
sources d’énergie. Lorsque nous dépensons de l’énergie (ou des
calories), notre corps doit remplacer cette énergie. C’est là que le
cortisol intervient.
Le cortisol et le cerveau vont de pair pour nous protéger. Lorsque
nous sommes chroniquement stressés, ils travaillent ensemble pour
trouver des façons d’entreposer de l’énergie sous forme de graisses
(tissus adipeux). Ils entreposent l’énergie de façon à faciliter un
accès rapide, soit autour de notre taille (ou abdomen). C’est ce qui
cause l’obésité abdominale ou un ventre bien rond.
Notre cerveau et notre système de réponse au stress ne savent pas que
nous sommes immobiles dans l’automobile ou devant l’ordinateur. Ils
prennent pour acquis que nous allons utiliser toute cette énergie. Ils
se croient encore dans le temps des mammouths! Et ils réagissent donc en
conséquence.
Ce ne sont que quelques exemples de l’importance des hormones du
stress pour notre santé. Ce qu’il faut retenir, c’est que notre corps et
notre cerveau maintiennent leur fonctionnement normal (homéostasie) par
de délicates et précises interactions entre plusieurs systèmes.
Le système de réponse au stress et le cortisol qui en découle sont
des joueurs-clés dans ces interactions. Lorsque les niveaux de cortisol
sont déréglés, cela bouleverse tous les autres systèmes qui en
dépendent.