Déjouer le stress

Gestion du stress - Solutions rapides


Pour gérer votre stress, il faut d’abord reconnaître les signes qui indiquent que vous faites face à un stress. Mais, comment? Écoutez votre corps! Lorsque vous sentez votre cœur battre la chamade, votre visage devenir écarlate, que vous avez chaud, que vous commencez à suer et que vous êtes sur le point de vous fâcher, c'est signe que vous avez une réponse de stress.

Mais quoi faire? Vous conviendrez que chaque situation stressante est différente et qu’il n’est pas toujours approprié d’adopter la position du lotus ou de méditer en pleine rencontre avec votre patron!

Voici donc quelques trucs simples que vous pouvez utiliser pour diminuer rapidement votre réponse de stress.

Ce n’est pas un mammouth!

Lorsque le système de réponse au stress perçoit un mammouth (un agent stressant), presque toute votre attention est tournée vers cette menace. Par exemple, lorsque vous fuyez à toutes jambes, vous ne remarquerez probablement pas les petites fleurs qui bordent le chemin.

Ex.: Lors d'une réunion, votre responsable vous pose une question à laquelle vous n’êtes pas préparé, vous ne remarquerez probablement pas qu’il s'est mis à pleuvoir dehors. Toute votre attention sera tournée vers votre responsable et vous tenterez de répondre à sa question.

L'astuce est de faire croire à votre cerveau que la situation n’est pas menaçante. Pensez à quelque chose de positif, de plaisant et d'apaisant (une image, un événement, un moment) pour essayer d'atténuer votre réponse au stress.

Utiliser l’énergie mobilisée

Le but premier d’une réponse au stress est de mobiliser l’énergie pour un éventuel combat ou une fuite. Il est évident que vous n’allez pas vous battre contre votre patron ou encore vous enfuir à toutes jambes! Mais votre corps vous y prépare. Il suffit alors de le déjouer. Prenez quelques minutes pour utiliser cette énergie accumulée. Il n’est pas nécessaire de courir un marathon, une simple marche dans l’escalier peut suffire. Ou encore, allez d’un bon pas au restaurant à quelques coins de rue, au lieu d’aller à la cafétéria.

S’il vous est impossible de relâcher cette énergie accumulée (parce que vous êtes pris dans la circulation, par exemple), respirez profondément plusieurs fois. Ou encore, contractez et puis relâchez plusieurs fois vos abdominaux ou fléchissez vos bras et jambes. Votre cerveau s’attend à ce que vous dépensiez cette énergie, soit en affrontant soit en fuyant la menace.

Les 10 minutes que vous utiliserez ne représentent pas un grand investissement de temps. Au bout du compte, vous gagnerez du temps, car votre productivité ne sera pas compromise comme c’est souvent le cas lorsque vous êtes tendu, stressé et anxieux. En fait, cela vous remettra sur les rails! 

À TESTER
Votre responsable vous convoque à son bureau. Vous sentez votre cœur battre sur vos tempes. Essayez alors de vous souvenir du visage de votre enfant lorsqu’il a soufflé les bougies de son gâteau d’anniversaire. Trouvez n’importe quelle image qui vous calme. Le premier message de stress envoyé à votre cerveau (la convocation) peut être modifié par la visualisation de quelque chose de plaisant, comme le visage de votre enfant. En modifiant le sens du message perçu par le cerveau, vous diminuerez votre réponse au stress. Vous remarquerez que cela deviendra de plus en plus facile et automatique avec la pratique.

 


Chaire sur la santé mentale Femmes/Hommes Centre de recherche Fernand-Seguin de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine – site web