La relation entre le stress et la mémoire
Les hormones du stress sont les messagères qui disent aux cellules de
notre corps ce qu’il faut faire. Mais pour que le message soit entendu,
les hormones du stress doivent se coller à des récepteurs spécifiques.
Ces récepteurs se retrouvent un peu partout dans notre organisme, y
compris dans notre cerveau.
Lorsque l’on regarde d’un peu plus près, on s’aperçoit que les
parties du cerveau qui sont responsables de la formation de nouvelles
mémoires sont celles où l’on retrouve la plus grande quantité de
récepteurs des hormones du stress. N’oubliez pas que notre système de
réponse au stress a été construit de façon à assurer notre survie.
À Retenir
|
|
Lorsque nous percevons quelque chose de stressant, il s’ensuit une
cascade d’événements biologiques. Il en résulte la sécrétion d’hormones
du stress, tels l’adrénaline et le cortisol.
|
 |
Le système de réponse au stress assure notre survie de plusieurs
façons. Par exemple, il s’assure que nous aurons assez d’énergie pour
nous défendre ou nous enfuir en situation de danger. Il s’assure aussi
que nous pourrons nous souvenir des détails pertinents de ces situations
pour en éviter de semblables dans le futur ou être mieux équipés à les
gérer la prochaine fois que nous y ferons face.
Par exemple, si nous avions fui la chasse au mammouth pour terminer
notre course dans le territoire d’un tigre aux dents de sabre (et que
nous réussissions à survivre), il serait important pour notre survie de
se souvenir de l’emplacement du territoire du tigre et de la façon de
s’en sortir. C’est là que nos hormones du stress entrent en jeu; elles sont essentielles à la formation de nouvelles mémoires!
Chez l’humain, trois des régions les plus importantes dans la
formation de mémoires sont l’hippocampe, l’amygdale et le cortex
préfrontal. Ces trois régions sont spécialisées dans la formation de
nouvelles mémoires spécifiques.
L’hippocampe est impliqué dans la formation de la mémoire spatiale
(ex.: là où se situe le territoire du tigre aux dents de sabre).
L’amygdale est impliquée dans la formation de mémoires émotionnelles
(ex.: la peur que nous a donnée le tigre, responsable de la sécrétion
d’hormones du stress). Enfin, le cortex préfrontal nous aide à évaluer
la situation afin de prendre les bonnes décisions (ex.: porter attention
aux détails importants de la situation -le tigre- et décider où lancer
notre flèche).
Ces trois régions de notre cerveau sont interconnectées et sont en communication via plusieurs systèmes de relais.