Ce graphique illustre nos prédictions quant à vos performances.

Comment avons-nous prédit vos résultats? La recherche sur la mémoire
humaine a démontré que lorsque nous divisons notre attention entre deux
tâches, notre cerveau a plus de mal à encoder les informations.
Durant le premier jeu, vous ne demandiez à votre cerveau qu’une seule
chose : lire pour mémoriser la liste de mots. Durant le deuxième jeu,
vous demandiez deux choses : taper avec votre main et lire pour
mémoriser la liste de mots. Votre capacité à mémoriser la liste s’en est
trouvée amoindrie. Si ce n’est pas le cas : bravo!
En fait, votre attention était divisée. Il était
donc plus difficile de porter attention aux informations pertinentes,
c’est-à-dire aux mots. Ainsi, moins de mots sont entrés dans votre
mémoire à court terme parce que le fait de taper votre cuisse avec votre
main ou de dire "blabla" a interféré avec l’encodage des mots.

Votre mémoire est probablement excellente, mais si vous divisez votre
attention entre trois ou quatre activités, votre mémoire va « flancher
». Vous n’avez même pas besoin d’être stressé pour ressentir les effets
néfastes du mode multitâches qui demande toute votre attention.
Cerveau vidé
La difficulté à mémoriser est influencée par le type
d’activité. Le troisième jeu, avec l’énonciation de la syllabe BLA,
était certainement plus difficile que les deux autres parce que les
activités, en plus d’être multiples, faisaient appel aux mêmes
ressources: verbales. C’est simplement vidant!
GROS PLAN SUR...
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Si vous êtes en train de lire vos courriels et que le téléphone sonne, arrêtez de lire et écoutez ce que la personne a à dire. Autrement, vous puiserez dans le même bassin de ressources (verbales dans ce cas), que vous assécherez rapidement. Comment puis-je améliorer ma mémoire?
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Pensez à votre cerveau et ses ressources (ex.: verbales, motrices)
comme une série de bassins remplis d’eau. Lorsque vous faites appel à
une ressource en particulier, vous videz l’eau du bassin. Bien que le
cerveau ait plusieurs bassins, ils contiennent une quantité limitée
d’eau. En puisant l’eau d’un même bassin tout en essayant d’accomplir
deux tâches similaires, vous épuiserez toutes les ressources de votre
cerveau pour cette tâche en particulier!
Souvenez-vous de ceci la prochaine fois que vous prendrez le volant.
En conduisant, vous puisez dans votre bassin moteur. En répondant à
votre cellulaire qui sonne, vous puisez encore dans votre bassin moteur.
En continuant votre conversation téléphonique, vous puisez dans votre
bassin verbal qui s’assèche rapidement puisque vous essayez de lire les
indications routières pour la prochaine sortie. Il n’est donc pas
étonnant que vous ne vous rappeliez pas de ce qu’a dit la personne qui
vous appelait. L’information ne s’est même pas rendue à l’étape de
l’encodage. Et le stress n’a rien à voir avec cet oubli.
En fait, il n'est pas nécessaire d'être stressé pour avoir des
problèmes de mémoire. Le simple fait d’assécher toutes vos ressources
d’un même bassin suffit. Le stress ne vient qu’accélérer le processus.

L’interférence du stress vient souvent de l’intérieur
L'interférence du stress ne provient pas toujours de l’extérieur.
Souvent, la source d’interférence provient de ce qui se passe dans notre
propre tête!
Par exemple, lors de votre repas du midi, vous surprenez la
conversation de deux collègues qui parlent dans votre dos. Ce qui, bien
sûr, vous cause de la peine.
Comme tout le monde, vous rejouez cette conversation dans votre tête
sans cesse. Vous êtes subitement interrompus par votre patron qui a une
requête inhabituelle. BINGO! La nature stressante de l’événement au
repas du midi (perte du sens de contrôle, imprévisibilité, nouveauté, ego menacé)
et les hormones du stress sécrétées peuvent vous empêcher de porter
toute votre attention à la requête de votre patron et aux détails
pertinents. Ici, le stress interfère avec l’encodage.
LE STRESS, C'EST DU C.I.N.É.
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Maintenant que votre patron vous a donné l’information nécessaire
pour sa requête et que vous essayez d’assimiler l’information et de la
consolider, le souvenir de la conversation du midi ressurgit et vous
fait tout oublier. Ici, le stress interfère avec la consolidation.
Finalement, vous avez réussi à assimiler l’information fournie par
votre patron. Le jour suivant, durant une réunion avec vos collègues
(incluant ceux dont vous avez intercepté la conversation la veille),
vous ne pouvez vous empêcher de repenser à cet événement. Au même
moment, votre patron vous demande de partager l’information qu’il vous a
précédemment donnée avec vos collègues. Vous rougissez et vous ne
pouvez simplement plus vous souvenir de rien. Le stress que vous
ressentez interfère avec votre capacité à vous remémorer ou à vous
souvenir de cette information que vous aviez pourtant réussi à
assimiler. Ici, le stress interfère avec la remémoration.
| À retenir |
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Diviser votre attention entre
plusieurs activités peut vous empêcher de porter attention aux détails
importants d’une nouvelle information. En y ajoutant un agent stressant,
vous ne faites qu’empirer les choses, car le stress interfère
en vous empêchant de porter attention, de déterminer ce qui est
important, de prêter attention à ce qui est pertinent et d'encoder cette
information. Il est impossible d’oublier ce que vous n’avez pas encore encodé!
Toutes les étapes de la mémorisation sont vulnérables aux effets du
stress, y compris la consolidation et la remémoration. Finalement, le
stress ne vient pas toujours de l’extérieur pour influencer notre
mémoire. Ce qui nous trotte dans la tête est une source importante
d’interférences
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