Dans la vie courante

4 juin 2015

Les siestes seraient bénéfiques sur les marqueurs de stress après une privation de sommeil

Selon une récente étude menée par des chercheurs de l’Université de Paris Descartes-Sorbonne, deux courtes siestes de 30 minutes auraient un effet bénéfique sur les marqueurs de stress et d’inflammation suite à un manque de sommeil la nuit précédente.

Pour cette étude, 11 hommes en santé âgés de 23 à 32 ans ayant un sommeil régulier ont été exposés à trois conditions de sommeil lors d’une séance en laboratoire. Pour l’une des nuits en laboratoire, les participants étaient exposés à la condition contrôle, soit une nuit de sommeil de 8 heures. Les deux autres conditions étaient précédées par une nuit de sommeil de 2 heures. Dans l’une des conditions nommées « sommeil restreint », les participants ne dormaient pas pour le reste de la journée, tandis que dans l’autre condition, nommée « sommeil restreint avec siestes » les participants effectuaient deux siestes de 30 minutes dans la journée (une en avant-midi et l’autre en après-midi). Suite aux trois conditions, l’interleukine-6, un marqueur d’inflammation jouant un rôle au niveau du système immunitaire ainsi que l’adrénaline et la noradrénaline, des hormones sécrétées lors de la réponse de stress, ont été mesurées.

Les résultats obtenus démontrent que dans la condition « sommeil restreint », les participants présentent une augmentation significative (2 fois et demie) des niveaux de noradrénaline comparativement aux niveaux mesurés suite à la nuit contrôle et la nuit de « sommeil restreint avec siestes ». Pour ce qui est des niveaux de l’interleukine-6, les niveaux sont plus bas suite à la condition « sommeil restreint » comparativement à ceux mesurés suite à la nuit contrôle et dans la condition « sommeil restreint avec siestes ».

Les chercheurs concluent qu’une sieste, suite à un manque de sommeil, a un effet bénéfique sur le système immunitaire et la réponse de stress. Cependant, ces résultats doivent être interprétés avec précaution. En effet, le nombre de participants dans cette étude était limité et ceux-ci ne représentent pas bien la population générale étant donné qu’il ne s’agit que d’hommes âgés de 23 à 32 ans. 


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Chaire sur la santé mentale Femmes/Hommes Centre de recherche Fernand-Seguin de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine – site web