Dans la vie courante

23 août 2011

Vivre et grandir en ville a un impact sur la réponse du cerveau à un stress

Des chercheurs allemands et canadiens ont étudié les différences par rapport à la réponse du cerveau face à un stress entre les gens vivant en ville, dans un village ou dans des zones rurales. Alors qu’ils étaient soumis à une procédure d’imagerie par résonance magnétique, les participants étaient également exposés à un stress d’évaluation sociale. Les individus vivant en ville avaient une activité cérébrale plus élevée au niveau de l’amygdale, une région du cerveau impliquée dans la peur, comparativement aux individus vivant dans les zones rurales et les villages. De plus, l’activité du cortex cingulaire antérieur périgénual (ACCp), une région cérébrale connue pour moduler le stress et l’activité de l’amygdale, était augmentée chez les participants qui ont grandi majoritairement en ville. Des expériences supplémentaires ont montré que ces conclusions étaient spécifiques au stress ainsi qu’à ces régions du cerveau. Étant donné que certaines psychopathologies sont plus prévalentes dans les milieux urbains, les résultats de cette étude proposent un mécanisme potentiel pouvant expliquer cet effet.

Titre : City living and urban upbringing affect neural social stress processing in humans

Auteurs : Florian Lederbogen, Peter Kirsch, Leila Haddad, Fabian Streit, Heike Tost, Philipp Schuch, StefanWu¨st, Jens C. Pruessner, Marcella Rietschel, Michael Deuschle & Andreas Meyer-Lindenbe

Journal : Nature. 2011, June 22;474(7352):498-501

Source : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21697947


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Chaire sur la santé mentale Femmes/Hommes Centre de recherche Fernand-Seguin de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine – site web