Jeunes

Jeunes et les maladies mentales


Toxicomanie

Bien que la toxicomanie commence habituellement à l’adolescence ou au début de la vie adulte, seulement 45 % des jeunes avaient déjà entendu ce mot. Une grande partie d’entre eux pensent que la toxicomanie signifie qu’une personne consomme de la drogue, du tabac ou de l’alcool au point de s’intoxiquer. Dr Stéphane Potvin, chercheur au Centre de recherche Fernand-Seguin, nous explique que la toxicomanie est constituée d’abus et de dépendances à une substance. Celle-ci peut être un dépresseur (alcool, benzodiazépines), un stimulant (cocaïne, amphétamine) ou un perturbateur (cannabis, PCP, champignons magiques). Les jeunes ont-ils raison de penser que le tabac fait partie de ces substances? «Tout à fait, au même titre que la cocaïne ou le cannabis», répond Dr Potvin. Certains experts commencent même à croire que la consommation de malbouffe, de façon abusive et incontrôlée, serait une forme de toxicomanie.

Mais qu’est-ce qui entraîne la toxicomanie?

Beaucoup de jeunes ont mentionné qu’elle est causée par la pression des pairs. Dr Potvin soutient qu’il est vrai que la pression sociale joue un grand rôle, mais qu’il ne faut surtout pas négliger d’autres facteurs comme le contexte socio-économique, la culture et les prédispositions génétiques. Pour éviter la pression des pairs, Dr Potvin croit qu’il est important de ne pas perdre de vue qu’il y a beaucoup d’autres choses que la drogue qui sont cool dans la vie et qui n’entraînent pas tous les désavantages de la consommation.

Dr Potvin soulève aussi quelques faits marquants par rapport à la toxicomanie et les jeunes. En effet, plusieurs seront peut-être surpris d’apprendre que les garçons sont deux fois plus à risque que les filles de devenir toxicomanes. De plus, il est important de savoir qu’on peut devenir toxicomane après une seule consommation, selon les prédispositions de chacun.

En somme, un peu moins de la moitié des adolescents ont une bonne idée de ce qu’est la toxicomanie. Il ne faut pas perdre de vue que la consommation de certaines substances (ex.: tabac, alcool, cannabis) est parfois banalisée à tort. C’est pourquoi il est donc important de poursuivre les efforts de sensibilisation et de ne pas minimiser les répercussions potentielles d’une première consommation.

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Chaire sur la santé mentale Femmes/Hommes Centre de recherche Fernand-Seguin de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine – site web