Jeunes

Jeunes et les maladies mentales


Trouble obsessif-compulsif

Le trouble obsessif-compulsif (TOC) est très peu connu des jeunes. En effet, seulement 16 % des répondants avaient leur propre opinion sur cette maladie. La plupart des jeunes ayant fourni une réponse ont mentionné qu’il s’agissait du fait d’avoir peur de tout. Nous avons demandé à Audrey Bertrand, étudiante au doctorat sous la supervision de Dr Kieron O’Connor au Centre de recherche Fernand-Seguin de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine, de nous éclairer sur cette maladie plutôt méconnue des adolescents.

Tout d’abord, il est faux de penser que les gens qui souffrent de TOC ont peur de tout. Ces personnes ont des obsessions ainsi que des compulsions spécifiques et non généralisées. Les obsessions sont des pensées ou des images qui sont incontrôlables et qui nuisent au fonctionnement de la personne. Il peut s’agir entre autres d’obsessions de contamination, de symétrie ou de mort. Celles-ci sont souvent accompagnées de compulsions, c’est-à-dire des actions ou des comportements qui permettent d’enrayer les obsessions. Les compulsions se manifestent de différentes manières. En voici quelques exemples : se laver les mains très souvent, organiser les objets de façon symétrique ou encore répéter certaines phrases en lien avec l’obsession.

Il est intéressant de savoir que l’âge de l’apparition des premiers symptômes se situe entre 6 et 15 ans pour les garçons et entre 20 et 29 ans pour les femmes. De plus, le trouble obsessif-compulsif atteint environ 2% des jeunes, et donc, est moins fréquent que la dépression et la toxicomanie. C’est peut-être d’ailleurs pour cette raison que les jeunes en connaissent moins sur cette maladie.

Pour conclure, plusieurs maladies mentales émergent à l’adolescence ou au début de l’âge adulte. C’est pourquoi il est important pour les jeunes et leur entourage de connaître et comprendre les différentes maladies mentales. Suite à l’analyse des réponses des adolescents, nous constatons que ces maladies, du moins certains aspects, demeurent méconnus des jeunes. Afin d’être en mesure de détecter rapidement l’apparition des premiers symptômes et de pouvoir ainsi recevoir un traitement médical et/ou psychologique approprié, il est nécessaire de continuer à démystifier et déstigmatiser les maladies mentales. Surtout, n’oubliez pas que vous n’êtes pas seul, les maladies mentales touchent 20% de la population, alors n’hésitez pas à en parler.


Chaire sur la santé mentale Femmes/Hommes Centre de recherche Fernand-Seguin de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine – site web