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Les théories cognitives de l’anxiété suggèrent que les individus anxieux ont tendance à interpréter les stimuli neutres présents dans leur environnement comme menaçant plus facilement que les individus «normaux».  En fait, il s’agit d’un biais attentionnel envers la menace. Même si beaucoup de données supportent cette hypothèse, la cause physiologique de ce biais reste floue. Des chercheurs de l’Université Kitasato au Japon ont mené une étude pour voir si un biais attentionnel est lié aux niveaux de cortisol, à des symptômes dépressifs et à des traits de personnalité anxieux. Quatre-vingt-sept jeunes adultes en santé (dont 48 sont des femmes) ont pris des échantillons de salives trois fois par jour (au réveil, 30 minutes après, et à l’heure du coucher) pendant deux journées consécutives. Ils ont également complété une évaluation psychologique de leurs traits anxieux, de leurs symptômes dépressifs et de leurs biais attentionnels. Les résultats indiquent que c’est le cortisol mesuré à l’heure du coucher qui prédit le mieux les biais attentionnels. Ce résultat est intéressant parce qu’il suggère qu’un niveau élevé de cortisol pendant la nuit pourrait influencer la sensibilité du corps envers les stimuli négatifs, ce qui pourrait par la suite résulter en un biais attentionnel.

Il est cependant important de souligner certaines limites de cette étude. Tout d’abord, puisque cette dernière utilise un devis corrélationnel, il n’est pas possible de déterminer si c’est le biais attentionnel qui cause un niveau élevé de cortisol, ou bien l’inverse.  Ensuite, puisque les échantillons de cortisol n’ont été collectés que trois fois pendant la journée, l’analyse des variations qui ont pu avoir lieu pendant celle-ci est limitée.  Malgré tout, cette étude illustre une cause physiologique potentielle de l’anxiété.